All about Ira – part2

Rappelez vous…  Ira, le Brésil, la mode, CSS, les tournées, encore la mode, Paris ! Et maintenant ? Part 2…

Et Nicolas a à voir quelque chose dans ta venue sur Paris?

Nicolas c’est un peu une coïncidence. Je voulais retourner à l’école et j’ai trouvé le master de l’IFM. J’ai posé ma candidature, au moment de ma dernière tournée avec CSS en Australie. Là bas j’ai eu la réponse positive de l’IFM. J’étais hyper contente.

Dans ce festival, il y avait Air. Je les ai croisés en backstage, et je me suis dit : “Tiens, je déménage à Paris, ça serait bien de faire connaissance”.  C’est le coté top de ces festivals, tu côtoies des gens dont tu es hyper fan et les gens sont super ouverts.  Ce n’était pas la première fois que je cherchais à faire connaissance comme ça, mais avec Nico… love at first sight!  On a gardé contact, on s’est retrouvés à Paris quand je suis venue pour l’IFM. Et voilà…

Et une fois arrivée à Paris, pas déçue?

Non, je me sens comme chez moi ici. Paris est ma ville, même si le Brésil reste une énorme inspiration.

Et après l’IFM?

J’ai fait un stage chez Lanvin, à coté d’Albert. C’est un génie. C’est hyper beau ce qu’il fait, et j’adore l’idée de juste souhaiter que les femmes se sentent belles, et lui c’est la personnification de ça. A cette époque  j’ai commencé à travailler aussi en freelance sur de l’imprimé pour des marques brésiliennes.

Et quand as tu commencé pour Kenzo?

Ca fait 3 ans que j’y travaille. Je connaissais Humberto et Carol depuis longtemps car ils étaient venus au Brésil en 2001 pour repérer de jeunes marques. Ils ont beaucoup travaillé avec A.Herchcovitch, et on est restés en contact depuis.

Et ta marque de foulards, ça date de quand?

C’est venu après Lanvin. J’avais des idées, des envies très spécifiques que je voulais réaliser pour moi. Il y a un truc dans la création, quand on a des idées, même si elles sont mauvaises, il faut le faire pour donner la place à de nouvelles idées. Et faire des foulards, au début c’était un moyen de travailler l’imprimé. Je n’avais pas envie de faire du prêt à porter.

Le foulard est un accessoire que j’ai toujours porté, j’en étais obsédée. Et puis, c’est un support idéal. Tu ne t’engages pas autant, tu peux porter des imprimés en foulard que tu ne porteras pas en chemise, ou robe. Mais c’est un premier support avant que je fasse d’autres choses.

Et le nom HeartHeartHeart est venu comment?

HeartHeartHeart, c’est un nom hyper compliqué à dire, mais super beau à écrire. Ca vient un peu de mon obsession pour l’imprimé. Dans l’imprimé on prend un élément et on le reporte. C’est cette répétition qui est importante, c’est là qu’est la dynamique. Et ce projet venait du fond de mon coeur. J’ai pensé à une expression anglaise ‘heart of heart’, du fond du cœur, je trouvais ça super beau. Quand tu mets les 3 ‘heart’ ensemble, il y a plein de mots qui apparaissent. 

Ton approche est particulière avec des collections numérotées et en édition limitée…

J’aime que les choses durent. Le coté éphémère de la mode m’angoisse un peu. Je veux que les dessins restent. Que la personne qui achète sache combien il y en a. La première série il y en a eu 11, puis 22, 33, et j’en suis à la cinquième série avec 50 de chaque.

Cette collection n°5 est déjà en vente?

Oui sur mon site. Et j’ai des points de vente à l’étranger , mais pas encore sur Paris. Ca va venir, je suis sure.

Comment tu t’inspires?

Le fil conducteur de mes dessins, c’est toujours la nature qui envahit un espace qui ne lui appartient pas. C’est spécifique au Brésil et à son architecture.

Il y a des bâtiments modernes assez austères, sauf qu’avec le climat et la terre si fertile il y a toujours des plantes qui sortent du béton.

Et les couteaux de ta dernière collection, qu’est ce qu’ils viennent faire?

C’est un jour en parlant avec un commercial de mes dessins, il me dit ‘ ce dessin là c’est pas bon car il pique, personne ne veut avoir quelque chose qui pique autour du cou’. En fait ça m’a plu cette idée de piquer. C’est un peu une transgression, et j’aime ça.

Et quand tu as évoqué d’autres supports, c’est serait quoi?

J’ai envie d’être aussi dans le univers da la décoration.  Donc j’ai un projet pour bientôt. Et plus tard j’aimerais faire des collaborations pour des sacs, des vêtements, des papiers peints…

Et le monde de la musique t’impacte encore, indépendamment de ta relation avec Nico?

Ca reste un repère pour moi. C’est très abstrait, une façon de voir les choses. J’y suis super attachée mais de l’extérieur. Il y a une impertinence qui me plait.

Et Nico qui a fait des études d’architecture, c’est quelque chose qui vous lie?

Nico est passionné de déco. Il m’a présenté tout un univers de la décoration que je ne connaissais pas. C’est une de ses plus grandes influences. Il est très soucieux de créer une atmosphère. Il fait ça dans la musique, il fait ça dans la vie. Et moi je fais ça via mes imprimés. C’est une passion commune. Et surtout j’ai découvert une tradition française de la décoration. Ca me fascine en fait.

On finit avec l’adorable Maya?

Maya est arrivée en décembre. Elle a 8 mois, un bébé! J’ai toujours voulu un chien, c’est tellement apaisant, tellement dépaysant…

Là dessus, Ira commence à me parler de sa prochaine collection, une histoire de cachemire et de petits singes, qui jouent avec… Stop, je n’en dirai pas plus. Ca arrivera en début d’année prochaine. Ah si un dernier point. Maya a un instagramm. Si si si! Ici :

Mayathewhippet

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